En repartant de notre dernière étape, dans les collines de Chololo, le plan de route n’était pas… comment dire ? tout à fait établi. Zéro contrainte en termes de choix de route, des possibilités d’itinéraire multiples (pas comme sur la Carretera Austral où nous étions sur pilote automatique), du temps devant nous, une envie : profiter de cette partie du Paraguay. Nous n’allons finalement rester que sur une petite portion du territoire paraguayen, qui est un pays une fois et demi plus grand que la France. La raison ? La géographie très particulière de ce territoire. Le fleuve Paraguay scinde le pays en deux parties. Toute la partie ouest du pays, appelée Chaco, se caractérise par un paysage de savane et de marécages, plutôt sec, assez peu peuplé (5 % de la population répartie sur 60 % de la superficie totale du pays !) et avec de grandes distances à parcourir au milieu de rien. Cette moitié du pays a malheureusement été sérieusement déforestée ces dernières années. Le Gran Chaco, deuxième plus grande forêt d’Amérique du Sud après la forêt amazonienne, à cheval sur le Paraguay, la Bolivie et l’Argentine a perdu 8 millions d’hectares entre 2000 et 2019 !! Pourquoi ? Principalement pour la production de soja afin qu’on ait de la viande pas chère en Europe par exemple… Songez-y l’été prochain en achetant des saucisses en tête de gondole pour les barbecues ! N’hésitez pas à voir le documentaire de Wojciech Ganczarek Qui paye votre barbecue ? La déforestation dans le Chaco et la consommation de viande. si vous voulez travailler un peu votre espagnol. On trouve donc dans le Chaco de grandes étendues d’exploitation en monoculture : riz, soja, maïs… Et apparemment pas mal de moustiques voraces ! Bref, rien de très attractif pour un périple à vélo avec des enfants ! On aurait bien aimé faire un tour du côté du Pantanal pour aller voir des grosses bêtes (crocodiles, singes, piranhas, etc) mais nous resterons sages pour raison budgétaire !
En étant partis à peu près du centre, nous nous concentrerons donc sur la partie est, beaucoup plus verte, beaucoup plus peuplée avec de nombreux petits villages, des collines, et des zones de forêts subtropicales. Le programme de ce côté-ci nous paraît bien plus attrayant ! L’objectif est de rallier Ciudad del Este mais certainement pas en ligne droite ! Nous allons faire quelques détours qui nous permettront notamment de visiter quelques parcs nationaux. Au départ de Chololo, nous repassons par Paraguari afin de rendre les clefs de leur maison à Nibely et Estela. Alicia a la bonne idée de se rendre compte qu’elle a oublié sa paire de chaussures à Nembly ! Nous en profitons donc pour lui en racheter une dans un magasin, dans lequel nous ne nous attendions pas à trouver autant de choix, on a de la chance. Pour la première fois au Paraguay, nous réussissons à pédaler deux jours de suite !! Victoire ! Au moins quand on avance ici, on avance bien. Pour le moment, nous progressons sur des routes d’asphalte, avec quasiment tout le temps un bas-côté assez large pour avancer relativement en sécurité. Le trafic est correct, le dénivelé très faible. Ça trace !! La petite Victoria et sa famille (où nous avons été conviés à poser nos matelas à l’intérieur plutôt que dans les tentes) nous hébergent, nous finissons par arriver au bout de la route goudronnée, au petit hameau de Minas Cué.
Nous nous y arrêtons pour visiter le parc national Ybycui. Nous essayons de ne pas partir trop tard pour aller faire un peu de rando, et coup de chance, il n’y a personne ! La balade se fait dans une forêt subtropicale, on y voit quelques petits animaux et oiseaux, mais il y a surtout une quantité impressionnante de papillons, c’est magnifique ! Espérés depuis longtemps par Nahuel, nous réussissons enfin à voir plusieurs magnifiques morphos bleu iridescent ! Les enfants sont super contents de découvrir ce type de paysages, surtout que tout ça se finit en maillot de bain pour une bonne baignade dans le bassin d’une cascade entourés par un nuage de papillons jaunes. Trop chouette !
Après cette belle journée, nous hésitons à reprendre la route : les prévisions météo ne sont pas très optimistes avec de belles pluies à venir, et on nous a mis en garde plusieurs fois au Paraguay : les pluies peuvent être très fortes et dans ce cas, les routes se transforment vite en torrents. On préfère éviter… Mais nous le sentons plutôt bien ce coup-ci, et décidons de continuer quand même. Cette fois-ci, on choisit d’aller s’amuser sur une petite piste de sable rouge pour rallier la petite ville de la Colmena. Pas grand-chose, environ 30 kilomètres, mais c’est une piste sympa qui ondule à travers une petite chaîne de collines verdoyantes. Au départ, il faut pousser un peu les vélos sur quelques portions de bacs à sable mais le reste du temps, c’est tout à fait roulable. La pluie de ces derniers jours alourdit le sable et nous évite plein de poussière. Il faut réussir à lire la piste avec un peu d’anticipation pour éviter les endroits où le sable est plus meuble, pour éviter de planter la roue avant et de tomber. Les enfants apprennent vite, ce qui n’empêche pas chacun d’entre nous de tomber au moins une fois. On se régale, ça fait vraiment plaisir. La riche forêt du parc laisse brutalement place à des plantations d’eucalyptus en monoculture, l’occasion d’en montrer aux enfants l’impact néfaste sur la biodiversité. Le soir même, nous sommes très contents de prendre une petite chambre dans une posada pour un jour de repos à la Colmnena car il pleut. Et pour le coup, effectivement il pleut des cordes. La cour de la maison où nous sommes se remplit d’eau rapidement, ça aurait beaucoup moins sympa en tente !
A partir de la Colmena, nous avons décidé de faire une boucle afin de traverser le parc Ybytyruzu (un paquet de points au Scrabble) avant de poursuivre notre route vers le sud. Ce qui donne un parcours absolument pas logique en termes d’efficacité, mais parfait en termes de plaisir ! De nouveau sur l’asphalte, à l’approche de Villarica, la route devient un peu plus passante, il faut composer avec de nombreux poids lourds, c’est un peu moins agréable. Mais nous demandons l’hospitalité chez Rodrigo et sa grand-mère qui nous accueillent avec le sourire. Elle (dont nous n’avons malheureusement pas compris le nom) n’est pas toute jeune, elle a une petite tendance à répéter les mêmes choses et nous parle dans ce qui nous semble être un petit mélange de guarani et d’espagnol. Sauf qu’en ce qui concerne le guarani, nous sommes des billes… ! Alors tant que Rodrigo n’est pas là, on alterne entre petits moments gênants où personne ne se comprend et coups d’œil désespérés entre nous pour demander silencieusement de l’aide lorsque vraiment on ne comprend rien ! Autre moment gênant : Rodrigo, 23 ans, qui étudie et fait des boulots harassants pour financer seul ses études, est confus de constater que leur douche (à l’extérieur bien sûr) n’est pas super propre et se confond en excuses. On a beau lui expliquer qu’on s’en contre-fiche, que d’avoir des toilettes c’est déjà un luxe pour nous, qu’on est déjà bien chanceux de pouvoir planter nos tentes dans leur jardin, il n’en démord pas. Plus tard, pour le dîner, nous demandons à leur acheter 5 œufs pour préparer le dîner. Nous aurons les 5 œufs, mais impossible de payer :« Des œufs ? J’en ai plein ! Je crois qu’on ne s’est pas bien compris, c’est hors de question que je te fasse payer ces œufs ! ». Et tous les jours, dès qu’on s’arrête, impossible de ne pas s’asseoir : à peine descendus de nos vélos, les gens sortent des chaises de chez eux pour que l’on puisse « se reposer ». Vraiment, l’hospitalité au Paraguay, c’est quelque chose !
Nous passons au nord de Villarica sans nous y arrêter, préférant rester dans la campagne. Un jour de grosse pluie est de nouveau annoncé, on se trouve un petit hébergement à Melgarejo pour échapper à la douche. Quand on dit hébergement, il ne faut pas s’imaginer des hôtels 4 étoiles. Question de budget oblige, on se limite à des hébergements très économiques, presque toujours à 5 dans la même chambre, souvent avec moins de lits que d’humains à caser et quasiment tout le temps avec des sanitaires… bon… au moins, ils ont le mérite d’être là !
Le jour suivant, c’est parti pour Ybytyruzu ! Nous quittons rapidement l’asphalte. On avait repéré un endroit où camper avec une rando à faire, et sommes attirés par un panneau qui promet « 8 km, le paradis sur terre ». Bon ben c’est parti alors ! On suit une petite piste en état assez moyen. La pluie de la veille rend la route plus collante mais on avance plutôt bien. Quelques petits raidillons nous obligent à pousser les vélos – à deux par vélo, comme au Chili –, mais quel plaisir de s’enfoncer au cœur des collines. Il y a quelques fermes le long de la piste mais la végétation devient plus dense de part et d’autres dès que nous sommes dans le parc. Nous progressons en fait dans les derniers vestiges de la Mata Atlantica, forêt primaire qui courait de la côte Atlantique au Brésil jusqu’au Paraguay. Nous aurons l’occasion d’en reparler dans les prochaines semaines. On arrive en milieu de journée dans ce qui semble en effet être le paradis sur terre : au bout de la piste, une belle propriété très bien entretenue, des fleurs, des fruits, de beaux arbres, et… une piscine ! Le tout au beau milieu de la forêt. Les enfants (et les parents) sont conquis, c’est décidé, on y reste une journée complète. Comme nous sommes en semaine, nous sommes seuls à profiter du lieu, c’est magique. Nous avons le droit d’installer notre campement sous le bel abri quasi au bord de la piscine. Le soir, nous nous endormons avec les bruits de la forêt environnante.
Le lendemain, nous sommes prêts à 9h pour aller marcher. Objectif : monter au sommet de la petite montagne qui nous domine juste à côté. Passé le portail de la propriété, nous nous enfonçons dans la forêt, avec ses insectes bizarres, ses champignons étonnants, ses bambous géants et toujours ses nombreux papillons. C’est une petite rando, mais l’arrivée au petit sommet, avec quelques petits pas d’escalade, tiendra les enfants en haleine jusqu’au bout. Et au sommet, quelle vue ! Le Paraguay étant un pays assez plat, dès qu’on prend un peu de hauteur, c’est chouette ! Un chien-saucisse nous a accompagné durant toute la randonnée, encouragé par les enfants. Malgré ses toutes petites pattes, il arrive à escalader ou à trouver des chemins détournés pour arriver jusqu’au sommet. Les enfants sont ravis d’avoir une mascotte, et épatés de son courage et sa témérité.
Pour ressortir du parc Ybytyruzu, nous voulons le traverser d’est en ouest. Ce n’est pas bien long, une petite trentaine de kilomètres tout au plus, mais la traversée est vraiment super ! De petits hameaux s’égrainent le long de la piste, qui est très agréable, la forêt n’est jamais loin et la vue sur les montagnes aux alentours très belle. On se régale ! Pour ne rien gâcher, les enfants sont en super forme et pour la première fois depuis le début du voyage, ils distancent les parents. Nos vélos ne sont que peu maniables sur cette piste défoncée qui monte lentement mais sûrement. Il y a quelques petites piscines de boue à passer mais surtout une rivière à traverser à gué. Ce qui fera dire à Sofia, des étoiles plein les yeux et le sourire jusqu’aux oreilles que « c’est vraiment la meilleure journée au Paraguay !! ». La montée en pente douce laisse place à une descente avec une forte déclivité, et un état des plus médiocres avec de gros cailloux qui roulent sous nos roues. On est bien content d’être passés dans ce sens-là ! Le soir, nous assistons à un coucher de soleil spectaculaire depuis un petit belvédère, c’est émouvant ! On peut dire que cette journée aura été complète et magique !
Nous nous endormons sans difficulté le soir, pour un repos bien mérité, seuls dans un petit camping perdu au bout d’une piste en cul-de-sac… enfin jusqu’à ce qu’arrive un car à 23h45 (oui, 23h45, vous avez bien lu !) qui vomit un groupe de touristes venus là pour faire la fête. Autant vous dire qu’à 23h50, la musique était déjà au max et que notre nuit à nous était bel et bien terminée. Ça a duré jusqu’à… 10h le lendemain, malgré nos demandes aimables (alors qu’en vrai on avait juste envie de leur cramer leur sono), et nous n’avons pas redormi de la nuit. Dur dur ! Mais quelle idée de venir dans un petit coin aussi paisible et reculé, au beau milieu d’un environnement exceptionnel, pour faire une grosse soirée !! Je ne sais pas, allez en boîte ! Mais pourquoi aller faire suer de pauvres cyclos fatigués ?? Au petit matin, deux fêtards encore bien éméchés viendront présenter des excuses pour le bord** de la nuit en… nous offrant une boîte de corned-beef ! Vraiment trop sympa ! En plus, au plus noir de la nuit, nous avions prévu notre vengeance : les réveiller tôt avec la chanson d’anniversaire pour Nahuel. Sauf qu’ils ne se sont jamais couchés ! Dommage !
C’est donc passablement fatigués et un brin grognons que nous partons de ce qui aurait pu être un petit endroit tranquille. Une fois sortis du parc, et nos petits détours finis, nous mettons cap vers le sud en appuyant sur l’accélérateur. Une dernière pause à Caazapa (dans un hospedaje étonnement chic pour notre budget) pour éviter une journée prévue avec beaucoup de pluie et finalement ensoleillée de bout en bout, et nous filons rapidement vers le sud du pays. Nous réussissons à éviter l’axe principal en faisant encore un petit détour un peu plus vers l’est, mais au moins cela nous évite le trafic. Nous passons sur une petite route dans un environnement très tropical : encore pas mal de petits hameaux disséminés par-ci par-là, des maisons aux couleurs vives, des fleurs partout, des pomelos, mandarines et citrons à cueillir partout, les manguiers qui commencent à donner leurs fruits (mais loin d’êtres mûrs), les vaches et taureaux qui broutent au bord de la route, et des gens souriants et aidant partout.
Au Paraguay, la dégustation des agrumes, en particulier les pomelos, se fait d’une manière très différente de celle employée chez nous en France. Nous avons eu la chance d’y être initiés, et comme un dessin vaut mieux qu’un long discours :
A Yataity, une famille nous offre l’hospitalité. Ils nous offrent d’utiliser leur cuisine, et comme ils tiennent une boucherie, nous leur achetons un peu de bœuf (né, élevé, abattu et débité sur place) pour cuisiner un guiso. Olivier met donc en application la recette de Sinfo apprise il y a maintenant quelques semaines :
Le guiso de Sinforrano
Pour 5 personnes :
Ingrédients
- 500 g de boeuf
- ~200 ml d’huile
- du sel
- entre 3 et 5 tomates suivant la taille
- 1 poivron
- 1 oignon
- 5 gousses d’ail
- 5 poignée de riz
- feuilles de laurier
- un peu d’amour
Modus operandi
- Commencer par couper la viande en petits morceaux, plus c’est petit, meilleur c’est (et plus mastiquable aussi, vous allez comprendre dès la ligne suivante)
- Frire la viande dans une casserole. Elle doit être complètement frite, donc sans aucun reste d’eau dedans. C’est un peu rustre, mais on peut supposer que cela élimine ainsi toutes les bactéries et parasites qui n’ont pas manqué de la coloniser.
- Pendant que la viande frit : couper tous les légumes en petits morceaux
- Quand la viande est bien frite (donc plus de trace d’eau, et bien rouge), ajouter les légumes dans la casserole. Mélanger un peu
- Ajouter un peu d’eau chaude
- Rajouter éventuellement du concentré de tomate (pour la couleur) ou prévoir plus de tomates
- Vérifier si c’est assez salé en prenant un peu de jus dans une cuillère. Saler al gosto
- Laisser cuire jusqu’à l’évaporation complète de l’eau (et donc la re-friture)
- Ajouter le riz, mélanger pour le faire frire (lui aussi) durant 1 minute environ
- Ajouter de l’eau chaude jusqu’à tout juste couvrir la viande puis passer en cuisson à feu doux. Vous pouvez rajouter quelques feuilles de laurier à cette étape.
- Une fois le riz cuit, couper le feu et attendre 5 à 10 minutes avant de servir (avec du manioc bien sûr)
Variante
Remplacer le bœuf par du poulet, et le laurier par de l’origan
Comme d’habitude, la soirée est un bon moment d’échanges avec nos hôtes durant lequel nous faisons plus ample connaissance. Nous rencontrons quelques-uns des enfants qui sont encore chez leurs parents dont Angel, 12 ans comme Nahuel. Il est né prématuré avec un frère jumeau qui n’a pas survécu, et est lourdement handicapé moteur et cérébral. Sa mère s’occupe de lui, et à défaut de soutien médical (ni médecin, ni kiné, ni soins de professionnel de santé) se démène comme elle peut pour lui. Les enfants et nous-même constatons de nos yeux le grand écart qu’il y a entre le Paraguay et la France concernant l’attention portée aux plus faibles. Un argument en plus quand on explique aux enfants à quoi peut servir notre modèle social et pourquoi il nous paraît important de le sauvegarder. Ce soir nous dormons sous la tente et avons tout le temps de réfléchir à ces considérations car un chien a décidé d’aboyer en notre direction, éloigné d’à peine 10 mètres. Olivier sort l’éloigner toutes les 40 minutes jusqu’à plus de 4h du matin, heure à laquelle il (le chien) se calme ou devient aphone, et à laquelle les coqs commencent à chanter. Encore une nuit bien reposante.
Nous récupérons ensuite la route principale où le trafic est plus dense mais rien de méchant. Par contre, beaucoup moins de plaisir : on enchaîne les grandes lignes droites avec peu de dénivelé, la campagne alentour est plutôt constituée de grands champs immenses ou de pâturages à perte de vue. On passe en mode machine et pilote automatique pour que ça passe plus vite. Résultat : 210 km avalés sur les 4 derniers jours ! Les escargots ont sorti les boosters ! Les enfants sont trop forts ! Sous un peu de pluie, nous rejoignons le bord du fleuve Parana puis nous le longeons jusqu’à atteindre la ville d’Encarnacion. Là encore, rien de bien folichon, mais au moins c’est passé vite !
Bilan à mi-parcours au Paraguay. S’il fallait n’en retenir qu’une chose : ça serait la gentillesse et l’accueil incroyable des Paraguayens. S’il fallait en retenir une autre : le bruit ! Que ce soient les musiques littéralement assourdissantes qui s’échappent des voitures ou de certaines maisons, les chiens qui aboient des heures, et même… même la préparation du café. Encore une fois, il faut le vivre pour le croire mais en gros cela ressemble à ça :
Nous sommes donc en pause à Encarnacion pour deux jours. Nous avons quelques réparations à faire sur le vélo de Sofia (qui en l’espace de 10 minutes a réussi à casser un rayon et son dérailleur arrière), mais ensuite nous remontons vers le Nord pour le prochain gros objectif : les chutes d’Iguazu ! Mais ça, c’est pour un prochain épisode !
P.S. : nous venons d’acheter nos billets d’avion retour !!








































































































